|
Le boom de la pompe à
chaleur
Le mot clef qui a tout changé c’est le COP,
le coefficient de performance énergétique, dont
dispose la pompe
à chaleur. Le résultat vous produisez
avec un COP de 3, trois fois plus de kilowattheure que vous
n’en consommez. Ceci est parfaitement vrai dans
l’absolu, cependant les applications pratiques sont plus
délicates pour retrouver cette performance dans un bilan
énergétique annuel.
Pourquoi ? Pour plusieurs raisons :
En premier lieu, la
transformation avec un COP de 3, implique que la puissance
absorbée par la pompe à chaleur est
d’origine électrique et se transforme en énergie
transférer à de l’eau chaude basse
température. C’est le cas de la pompe à
chaleur air/eau.
Si vous êtiez chauffés auparavant au gaz, et si
vous remplacez votre chaudière
par une pompe à chaleur, vos consommations
d’électricité y compris l'abonnement
vont augmenter.
Ensuite, rappelons que le COP
de 3 est lié aux conditions extérieures et au
régime d’eau chaude. Si le COP est de 3 par
+7° extérieur, il chutera autour de 2 par 0°
extérieur et ainsi de suite, alors que les besoins de chauffage
sont importants. Quant au régime d’eau chaude, la
plupart des pompes à chaleur fournissent de l’eau
chaude à 45°, ce qui est insuffisant si
l’on rénove notre maison avec des radiateurs
qui ont été calculés avec de
l’eau chaude de chaudière soit 80°.
Néanmoins, ces régimes d’eau chaude
tendent à disparaître du fait des besoins moindres
(habitat de plus en plus isolé) et du fait que les
constructeurs proposent des pompes à chaleur haute
température fournissant de l’eau de chauffage
jusqu’à 65° ! L’avantage de ce
type de PAC haute température est de pouvoir subvenir aux
besoins d’eau
chaude sanitaire dans des conditions
d’hygiène assurées (la lutte contre la
légionellose implique un stockage d’eau chaude
sanitaire supérieur à 55°).
L’efficacité énergétique
d’une solution énergie
renouvelable quelle soit pompe à chaleur ou autre
ne se prouve que sur le bilan annuel de consommation
et sur la facture globale énergétique pour le
particulier. Partant de là, la solution pompe à
chaleur devra donc intégrer toutes les consommations dont
les relances de chauffage les jours les plus froids, qu’elles
soient assurées par une chaudière (pac en
relève de chaudière) ou par un appoint par
électricité directe. Soit des
compléments de consommation en gaz
ou fioul
ou des kWh électriques et de plus en heures
hiver de pointe principalement.
|
Recommandation n°1
Choisir dès le départ un
pompe à chaleur avec COP élevé, le
minimum recommandé étant un COP de 3,2 (base
réglementaire : par +7° extérieur et pour
une température d’eau chaude de 35°). Pour
s’assurer du contrôle de la performance
affichée sur les documentations commerciales, exigez pour la
pompe à chaleur le label « NF PAC ».
En rénovation,
et si la pompe à chaleur vient alimenter d’anciens
radiateurs, nous vous conseillons d’opter pour une pompe
à chaleur haute température. Si vous pouvez
conserver votre ancienne chaudière, elle servira en appoint
les jours les plus froids et vous évitera de faire appel
à des kwh électriques chers en heures de pointe.
Assurez-vous de mettre en place une régulation
performante et globale contrôlant les équipements
en optimisant leurs enclenchements; appoint électrique, eau
chaude sanitaire, programmation des régimes de
réduits nocturnes, …
|
L’installation de la
pompe à chaleur compte pour beaucoup
Par conséquent
l’installeur compte et avant la conception. La conception
devra partitr sur un diagnostic de la maison. On peut
déjà réduire les besoins : isolation
des combles, mise en place de vitrages isolants, ventilation
VMC basse
consommation, …Ensuite, un calcul thermique devra
être effectué pour connaître les
déperditions réelles afin de ne pas
sur-dimensionner la pompe à chaleur. Enfin le concept global
doit être défini : pompe à chaleur en
base et chaudière les jours les plus froids, eau chaude
sanitaire fournie également par la pompe à
chaleur, intégration ou pas de panneaux solaires par
exemple, et mise en place d’un organe de contrôle,
commande, régulation, programmation
de l’ensemble.
L’installateur doit
être à la hauteur de l’installation
globale, car celle-ci est complexe et par conséquent
onéreuse. Le but étant de
récupérer son investissement dans le temps et de
disposer d’un immobilier qualifié de basse
consommation. L’installateur est ainsi plus responsable que
jamais. Son choix est prépondérant car
très souvent c’est également lui qui
assurera la maintenance
et l’entretien de l’ensemble.
|
Recommandation n°2
Optez pour des
réseaux d’installateurs reconnus, comme QUALIPAC,
ou ceux associés aux marques. Vous aurez
l’assurance de faire appel à des professionnels
formés au matériel et aux solutions pompes
à chaleur.
|
|