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Une
réglementation pour un habitat basse consommation
L’arrêté, du 24 mars 1982, impose une ventilation
permanente avec des débits réglementaires
d’aération dans chaque pièce de la
maison. Les logements construits depuis cette date sont majoritairement
équipés d’une VMC, ventilation
mécanique contrôlée. La
réglementation actuelle dans le neuf comme en
rénovation - et celle en préparation RT 2012 -
lie aux nécessités
d’économies d’énergie, en
association la ventilation avec le chauffage et l’isolation
thermique pour s’appuyer sur une
référence dénommée BBC
(bâtiment basse consommation).
La notion de BBC constitue désormais un label qui permet
à un bâtiment de consommer peu pendant toute sa
durée de vie, et qui donne droit à des avantages
En outre, l’exonération de taxe
foncière pour les logements « BBC »
construits postérieurement au 1er
janvier 2009, les dispositifs d’accession à la
propriété - tel le
crédit d’impôt sur les
intérêts d’emprunt et le prêt
à taux zéro « accession » -
sont améliorés par rapport à des
logements classiques.
Rappelons les objectifs maximum de consommation des logements dits
basse consommation, correspondant au niveau « A »
actuel de l’étiquette
énergétique désormais bien
connue du grand public, soit, pour la construction neuve :50
kWhep/m²/an et pour la rénovation
: 80 kWhep/m²/an.
Les consommations prises en compte sont celles de la réglementation
thermique soit le chauffage,
le refroidissement, l’eau chaude sanitaire, les auxiliaires,
la ventilation, l’éclairage.
Atteindre des objectifs de qualité nécessite
certes un investissement; rappelons enfin que la ventilation est prise
en compte au niveau de l’octroi du prêt Eco-PTZ
à taux zéro, qui permet de
bénéficier jusqu’à 30000
€uros sans intérêts. Performance de la
maison mais également confort, conservation et valeur
ajoutée de l’habitat sont des
bénéfices à attendre d’une
ventilation bien pensée lors d’une
rénovation.
Confort
amélioré et santé assurée
L’aération du logement est indispensable pour
préserver la qualité
de l’air intérieur et votre
santé. Si vous calfeutrez ou bouchez
l’aération existante, vous risquez des incidents
graves pouvant aller jusqu’à
l’intoxication mortelle au monoxyde de carbone si vous
utilisez une gazinière ou un poêle de chauffage.
Ne bouchez jamais les entrées d’air quelle
qu’en soit la nature. Au contraire, vous devez toujours
veiller à ce qu’elles soient parfaitement libres.
Si elles vous gênent, réfléchissez
plutôt au moyen de les remplacer par un système
plus efficace. Sans ventilation efficace, vous allez rencontrer de gros
problèmes d’humidité.
Enfin, l’installation d’une VMC efficace vous fait
gagner de précieux points lors de
l’établissement du DPE (diagnostic de performance
énergétique) de votre logement.
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AVANT
rénovation
• Pas d'isolation
• L'air circule par les fuites du logement
• Inconfort et gaspillage d'énergie
• Les polluants ne s'accumulent pas
APRÈS rénovation
mais sans ventilation
• Isolation
• L'air ne circule plus
• Les polluants sont piégés dans le
logement |
Pourquoi faut-il
ventiler en rénovation ?
La plupart du temps, la rénovation implique une isolation
des parois et en premier lieu un remplacement des menuiseries. On passe
du simple au double vitrage.
Avant rénovation, la maison est non étanche aux
infiltrations, elle respire certes mais à un prix de
chauffage important car plus il fait froid et plus les infiltrations
d’air sont importantes (ceci étant du aux
écarts de températures, un peu comme un tirage).
Conséquence, une maison énergivore sorte de
passoire énergétique !
Après rénovation, le simple fait de remplacer les
fenêtres rend étanche une maison
désormais plus calfeutrée par rapport
à l’extérieur. La ventilation doit
être établie d’une manière
contrôlée et permanente. Sans renouvellement
d’air, une maison rénovée et
hermétique présente des risques
également pour votre santé et celle de votre
logement : allergènes, insectes, animaux, pollen, radon,
composés organiques volatiles (produits
d’entretien et matériaux de construction), dioxyde
de carbone CO2, odeurs de cuisine, humidité due aux
personnes et aux douches; tout cela s’accumulent et
l’air ne circule plus. Le symptôme de fatigue
intellectuelle débute pour les personnes les plus sensibles
aux alentours de 1000 ppm de CO2. Une récente
étude révèle que 40% des logements
présentent dans les chambres un niveau de CO2 >
à 1500 ppm. (sources: OQAI – Etude 2008 sur
l’état de la ventilation dans les logements
français - et Aldes).
Quelle ventilation économique choisir ?
Réponse : une ventilation contrôlée qui
assure économies d’énergie et un
confort acceptable de qualité d’air. Les
différents systèmes de ventilation peuvent
convenir s’ils sont choisis dans cette optique : ECONOMIE
d’ENERGIE + QUALITé D’AIR.
Basse consommation et hygiène peuvent être en
contradiction. Stopper la ventilation pourrait créer des
économies d’énergie mais provoquerait
des troubles d’hygiène et de santé. De
même, une ventilation avec un système de
récupération trop poussé avec
batteries d’échanges et filtres
absolus nécessiterait des moteurs de ventilation importants
qui consommeraient inutilement pour récupérer
l’énergie et filtrer l’air au maximum.
Ce qui n’impose pas obligatoirement la solution VMC
double-flux comme la solution universelle et la plus
économique. Un critère plus orienté
"Qualité d’air" l’avantagera car
l’air neuf est filtré des polluants
extérieurs. Un autre critère, acoustique
l’avantagera également, car il n’y a pas
d’entrées d’air qui pourraient
créer des ponts phoniques au niveaux des fenêtres.
Une ventilation simple flux sera ainsi tout à fait
acceptable sur le plan économique global, si elle est
choisie de type hygroréglable B (bouches avec
débits modulants en fonction du taux
d’humidité). Une simple ventilation dite
autoréglable également à la condition
que le caisson de ventilation soit de type très basse
consommation, microwatt. Soit des extracteurs
équipés de moteur ne consommant pas plus
qu’une ampoule électrique basse consommation !
N’oubliez pas
qu’il faut créer, dans le cas d’une VMC
simple flux auto ou hygro, de nouvelles entrées
d’air. Ne faites surtout pas l’erreur de poser des
fenêtres performantes sans entrées
d’air. Faites poser les entrées d’air en
partie haute des fenêtres ou dans le volume du coffre de
volet roulant.
Dans certains cas, (un appartement, une maison à
toiture-terrasse ou si les combles sont entièrement
aménagés notamment), l’installation
d’une VMC classique est difficile. Des caissons extraplats
existent, de même que des réseaux de gaines qui
peuvent s’aménager dans le sol peuvent
répondre à des cas très particuliers.
Par ailleurs, une solution sans gaine permet de réaliser
facilement une ventilation permanente en posant simplement des
aérateurs : solution dite VMR, Ventilation
Mécanique Répartie.
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