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Isolation intérieure ou
isolation extérieure
Pour obtenir un niveau de basse consommation (80 kWhep/an par
m²), la maison ou le bâtiment basse consommation
(BBC) possède un fort manteau isolant. Les
épaisseurs d’isolation
pourront atteindre 30 cm dans les combles, 15 cm sur les murs, les
vitrages seront de type triple, …
Ce qui nous apparaît comme une sur-isolation est pourtant un
gage de performance énergétique durable et
pérenne, car l’isolation est attachée
au bâti. Quel que soit le système de chauffage,
elle fera son office et économisera le moindre kWh,
qu’il soit d’origine gaz ou électrique.
L’isolation par
l’extérieur est une solution qui permet
d’habiller la maison ou l’immeuble d’un
épais manteau, éliminant d’importantes
pertes par les ponts
thermiques (liaisons des planchers avec les murs, liaisons
entre le sol et les murs, entre les murs et les fenêtres,
…).
Néanmoins, cette
technique n’est pas toujours réalisable
(façade classée, façade
décorée avec moulures anciennes, …).
Et déclarer que l’habitat basse consommation
n’est possible qu’avec une isolation par
l’extérieur est une erreur, même si
l’on se doit de privilégier cette technique. Nous
pourrons obtenir une performance élevée avec une
isolation intérieure à la condition de soigner
les dits ponts thermiques. Des rupteurs de ponts thermiques existent
désormais et se posent à la construction. Mais en
rénovation comment faire ? La réponse est dans le
schéma ci-dessous et dépend de la
possibilité ou l’opportunité de ravaler
la façade ou non.

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ITE
Isolation Thermique Extérieure :
le « mur manteau »
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ITI
Isolation Thermique Intérieure :
la « boite dans la boite »
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Je rénove ma maison,
quelles techniques d’isolation utiliser ?
S’il est opportun de réaliser un ravalement de
façade, l’isolation par
l’extérieur sera une bonne solution. Faites
réaliser néanmoins un ou deux devis afin que
l’installateur puisse mesurer tous les points singuliers qui
peuvent apparaître et compliquer la mise en œuvre :
liaison avec l’isolation de la toiture, liaisons avec les
fenêtres qu’il faudra repositionner au nu
extérieur sans doute, sinon un retour d’isolation
devra être prévu, … Dans tous les cas,
exigez une isolation dont le fabricant possède une
certification Acermi.
L’isolation
intérieure, comme l’isolation
extérieure, ne devra pas se limiter aux parois verticales et
à la toiture Les planchers bas devront être
traités. Si la maison est sur terre-plein (à
même le sol), un isolant rigide sous une nouvelle chape est
recommandé pour limiter les déperditions du sol
et traiter le pont thermique avec les parois verticales.
Point sur les
vitrages : remplacer les vitrages et ouvrants est une
prestation apparemment plus facile à mettre en
œuvre et qui offre de plus un confort acoustique
immédiat. Encore faut-il employer des matériaux
performants comme les double-vitrages
à isolation renforcé ou des triples vitrages si
le budget le permet. Et veiller à bien calfeutrer le nouveau
cadre de l’ouvrant sur l’ossature existante. Enfin,
point impactant sur l’hygiène et la conservation
du bâti, il faudra également s’assurer
de ne pas interrompre la ventilation
naturelle de la maison si celle-ci se faisait via les infiltrations des
anciens vitrages. Faire la chasse au moindre kilowattheure en isolant
et calfeutrant parfaitement la maison, nécessite de
créer une ventilation hygiénique continue, plus
communément appelée VMC Ventilation
Mécanique Contrôlée.
Isolation et ventilation
vont ainsi de paire. Si vous optez pour une VMC simple-flux, il faudra
récréer des ouvertures dans les ouvrants des
pièces à vitres. Vous perdrez certes en isolation
acoustique. Si vous vous y refusez, optez alors pour une VMC
double-flux avec amenée d’air et
extraction séparée. En plaçant un
échangeur intermédiaire, vous
récupérerez de plus les calories sortantes.
Enfin, d’autres techniques spécialement
adaptées à la rénovation permettent
d'aérer à partir d'aérateurs
à extraction directe individuels placés dans les
pièces humides (cuisine, salle de bains, toilettes)
d’assurer une ventilation permanente, économique,
et sans mise en œuvre de gaines : la VMR
(Ventilation Mécanique Répartie).
J’ai un appartement,
quelles techniques d’isolation utiliser ?
En immeuble collectif, l’isolation extérieure est
également possible. Le schéma ci-dessus
conditionné au ravalement de façade est un
critère de choix important. L’isolation
intérieure appartement par appartement est
également possible avec le changement des ouvrants, et
demandera dans ce cas une gestion rigoureuse des travaux
liés à la copropriété et
ceux liés à la décoration
intérieure propre à chaque appartement.
Si l’immeuble collectivement n’est pas
disposé à entreprendre une opération
d’isolation du bâti, vous pouvez
également, d’autant plus si vous êtes
autonome sur le plan du chauffage et de la production d’eau
chaude sanitaire (chaudière et chauffe-eau
individuel, ou radiateurs
électriques, ), réaliser vos propres
travaux d’isolation thermique :
Remplacement des anciens vitrages par des
double-vitrages, des vitrages à isolation
renforcée (VIR) ou triple vitrages.
Isolation des murs, sol et
plafond avec le principe de la « boite dans la boite
» comme mentionné dans le schéma
ci-dessus. Vous gagnerez notablement sur le plan acoustique tant en
bruit aériens qu’en bruit d’impact.
Mise en place d’une
ventilation permanente, soit VMC, soit VMR.
Stop réglementaire !
Respectez la réglementation thermique sur
l’existant
Si les aides telles que le crédit
d’impôt ou les prêts
à taux zéro n’ont jamais
été aussi attractives qu’en ce moment,
les exigences sont désormais au rendez-vous et la contrainte
réglementaire existe. C’est
l’arrêté de mai 2007 qui fixe les
exigences minimum en termes de matériaux et de performance
énergétique. Contrairement à ce qui se
passait, il faut s’attendre également à
plus de contrôles tant au niveau des chantiers
d’immeubles collectifs que pour l’habitat
individuel.
Si vous isolez votre
habitat vous serez contraint d’observer les performances
minimales suivantes :
| PAROIS |
RÉSIS-
TANCE
thermique R
minimale
|
CAS
D’ADAPTATION POSSIBLES
|
| Murs en contact avec
l’extérieur et
rampants de toitures de pente
supérieure à 60o |
2,3
|
La
résistance thermique minimale peut être
réduite jusqu’à 2 m²K/W dans
les cas
suivants :
- le bâtiment concerné est situé en
zone H3, telle que définie en annexe du
présent arrêté, à une
altitude inférieure à 800 mètres ;
- ou, dans les locaux à usage d’habitation, les
travaux d’isolation entraînent
une diminution de la surface habitable des locaux concernés
supérieure à 5 %
en raison de l’épaisseur de l’isolant ;
- ou le système constructif est une double peau
métallique.
|
| Murs en contact avec un volume non
chauffé |
2
|
|
| Toitures terrasses |
2,5
(2 jusqu’au
30 juin 2008)
|
La
résistance thermique minimale peut être
réduite jusqu’à 1,5 m²K/W (1
m²K/W
jusqu’au 30 juin 2008) dans les cas suivants :
– l’épaisseur d’isolation
implique un changement des huisseries, ou un
relèvement des garde corps ou des équipements
techniques ;
- ou l’épaisseur d’isolation ne permet
plus le respect des hauteurs minimales
d’évacuation des eaux pluviales et des
relevés ;
- ou l’épaisseur d’isolation et le type
d’isolant utilisé implique un
dépassement
des limites de charges admissibles de la structure.
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| Planchers de combles perdus |
4,5
|
|
| Rampants de toiture de pente
inférieure 60o |
4
|
La
résistance thermique minimale peut être
réduite jusqu’à 3 m²K/W
lorsque,
dans les locaux à usage d’habitation, les travaux
d’isolation entraînent une
diminution de la surface habitable des locaux concernés
supérieure à 5 % en
raison de l’épaisseur de l’isolant.
|
| Planchers bas donnant sur
l’extérieur
ou sur un parking collectif |
2,3
|
La
résistance thermique minimale peut être
réduite jusqu’à 2 m²K/W dans
les cas
suivants :
- le bâtiment concerné est situé en
zone H3 à une altitude inférieure à
800 mètres ;
- ou la résistance thermique minimale peut être
diminuée pour adapter
l’épaisseur d’isolant
nécessaire à la hauteur libre disponible si
celle-ci est
limitée par une autre exigence réglementaire.
La résistance thermique minimale peut être
réduite dans le cas d’installation ou
de remplacement de plancher chauffant à eau chaude ou
plancher chauffant
rafraîchissant selon la valeur indiquée
à l’article 25.
|
| Planchers bas donnant sur un vide
sanitaire ou sur un volume non chauffé |
2
|
La
résistance thermique minimale peut être
réduite dans le cas d’installation ou
de remplacement de plancher chauffant à eau chaude ou
plancher chauffant rafraîchissant selon la valeur
indiquée à l’article 25.
|
Et pour les
vitrages et parois vitrées
Le coefficient de
transmission thermique Uw des fenêtres, portes
fenêtres et façades rideaux installées
ou remplacées, exprimé en Watt par m² et
par degré Kelvin (W/m²K), doit être
inférieur ou égal à la valeur
donnée dans le tableau suivant :
| TYPE DE
BAIE |
Uw MAXIMAL |
| Ouvrants à menuiserie coulissante |
2,6 |
| Autres cas |
2,3 sauf pour
les menuiseries métalliques jusqu’au 30 juin 2008
: 2,4 |
Dans tous les cas, le
coefficient « Ug » du vitrage de la
fenêtre de la porte-fenêtre ou de la
façade rideau doit en outre être
inférieur à la valeur de 2 W/m²K.
Aide
mémoire des principaux isolants thermiques
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Les laines minérales
Ce sont les isolants
laine de verre et laine de roche. Les uns sont obtenus par
centrifugation et soufflage de verre, les autres à partir du
basalte. Ce sont les minuscules bulles d’air
enfermées qui donne le pouvoir isolant (ou
résistance thermique).
Conductivité Lambda = 0,035
généralement
Les laines de roche ont un pouvoir d’isolement acoustique
important
La tenue à l’humidité de la laine de
verre est un point faible
Matériau très isolant, léger et peu
cher
Prix d’achat : env 9 €TTC/m² (isolant
épaisseur 200 mm)
Les laines
végétales
Ce sont les isolants issus de matières naturelles et
renouvelables comme le chanvre, le lin et la laine de bois.
Conductivité Lambda = 0,040
généralement
Pouvoir d’isolement acoustique important
La tenue à l’humidité est un point
faible
Matériau très isolant, relativement
léger et encore cher
Prix d’achat : env 18 €TTC/m² (isolant
épaisseur 120 mm)
Les laines de recyclage
Ce sont également des les isolants issus de
matières naturelles et renouvelables dite de recyclage,
comme la laine de mouton, les plumes de canard, la laine de coton
provenant de résidus de l’industrie textile.
Conductivité Lambda = 0,040
généralement
Pouvoir d’isolement acoustique important
La tenue à l’humidité est un point
faible
Matériau très isolant, relativement
léger et encore très cher
Prix d’achat : env 60 €TTC/m² (isolant
épaisseur 200 mm)
Les polystyrènes et
polyuréthanes
Ce sont des isolants issus de ta transformation du pétrole.
Ils offrent des caractéristiques d’isolation
très bonnes, ils sont légers, faciles
à façonner et à mettre en
œuvre.
Conductivité Lambda = 0,030
généralement
Pas de pouvoir d’isolement acoustique
Bonne tenue à l’humidité
Matériau très isolant, léger et
économique
Prix d’achat : env 11 €TTC/m² (isolant
épaisseur 100 mm)
Les isolants en vrac
Ce sont également des isolants de type laine de roche
à épandre ou résidus de cellulose, ou
autre, livrés en sac, particulièrement
adaptés pour les planchers anciens notamment des combles.
Conductivité Lambda = 0,080
généralement
Pouvoir d’isolement acoustique : moyen
La tenue à l’humidité est moyenne.
Matériau moyennement isolant, au prix économique.
Prix d’achat : env 15 €TTC le m² (sac de 25
à 35 kg, épaisseur 200 mm)
Les isolants minces
Ce sont de nouveaux isolants d’épaisseur
inférieure à 25 mm, formés de bulles
d’air ou/et de multicouches dont certaines sont
réfléchissantes afin contrer le rayonnement
infrarouge. Légers et peu encombrants, ils sont faciles
à poser et permettent des gains de surfaces ou de hauteurs.
Il faut, afin de s’assurer des réelles
performances affichées, privilégier les
fabricants de marque.
Conductivité. Lambda = 0,040
généralement.
Pas de pouvoir d’isolement acoustique
Tenus à l’humidité importante. Isolants
étanches à l’air et à
l’eau
Matériau très isolant, relativement
léger et encore très cher.
Prix d’achat : env 10 €TTC/m² (isolant 17
couches)
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