C’est dans le domaine de l’eau chaude sanitaire qu’a été utilisé en premier la technologie des panneaux solaires. C’est l’équipement aujourd’hui le plus simple et le plus populaire, cet engouement trouve sa source aussi bien dans les économies d’énergies qu’il permet avec un impact écologique intéressant que dans les aides financières accordées par l’Etat et un grand nombre de collectivités locales qui rendent le chauffe-eau solaire individuel (CESI) accessible.
Il existe aujourd’hui une grande gamme de produits : prêt à installer et accessible à un bricoleur ou bien à monter, monobloc, thermosiphon, à circulation forcée,… Dans le cas d’un thermosiphon, le ballon est placé au-dessus des capteurs. Le système peut être monobloc ou déporté. Dans ce second cas, le ballon est à distance, par exemple sous les combles pour éviter les pertes de chaleur l’hiver. Il existe aussi des systèmes sans pression à vidange automatique et des systèmes à pression où les capteurs restent pleins en permanence. Le seul avantage de ce type de CESI est de permettre une plus grande distance entre les capteurs et le ballon.
Le chauffe-eau solaire individuel ressemble à un chauffe-eau classique. La différence réside dans le remplacement de la résistance de chauffage par un échangeur thermique dans lequel circule un fluide caloporteur préalablement réchauffé par les capteurs solaires. Une fois refroidi aprés échange thermique avec l’eau du ballon, ce fluide repart vers les panneaux où il chauffe de nouveau… tant que le soleil est présent.
Un chauffe-eau solaire permet une réduction de l’empreinte énergétique de 50 à 70 % suivant la région où les panneaux sont installés. Dernier point, contrairement aux idées reçues, on fait plus d’économies dans le Nord que dans le Sud avec le solaire … A Montpellier, une famille économisera 50 % de sa consommation (9 000 kWh) soit 4500 kWh. A Strasbourg, avec une maison identique, une famille n’économisera « que » 30 % de 16000 kWh, ce qui fait 4800 kWh et une économie supérieure en valeur.

